Chaque voix compte

Alle afleveringen

187 afleveringen, van nieuw naar oud

  1. Salon de l’agriculture : la fête malgré tout ! | Chaque voix compte - 20/02/2026

    20 februari 2026 · 1 uur 2 min

    Afspelen
    À LA UNE / Salon de l’agriculture : la fête malgré tout ! Lees meer

    Le Salon international de l’agriculture 2026 (SIA) se tient à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Pour la première fois depuis la création du salon en 1964, les bovins sont absents. Les organismes de sélection des races ont en effet décidé « par précaution et par solidarité » avec les éleveurs touchés par la dermatose nodulaire contagieuse, maladie virale ayant particulièrement sévi dans le Sud-Ouest, de ne pas présenter leurs animaux. Ce sera « un salon différent », admet son Président, Jérôme Despey. Malgré l’agacement des syndicats agricoles, mobilisés pour le troisième hiver consécutif, les organisateurs souhaitent maintenir l’esprit familial de cet événement qui s’ouvre dans un contexte particulier. Les débats sur la loi Duplomb visant à réintroduire un pesticide néonicotinoïde interdit en France ont fortement agité la profession. Le mois de décembre 2025 a été marqué par la crise de la dermatose et les perspectives d’un accord européen avec le Mercosur ont généré de nombreux blocages syndicaux partout en France. Le gouvernement a multiplié les annonces entre décembre et janvier, au point que le salon, qui durera jusqu'au 1er mars, s’annonce être un point d'étape sur l'avancée de plusieurs dossiers : conférences sur la souveraineté alimentaire, politique de l'eau et construction d'une « loi d'urgence agricole ». Les syndicats attendent toujours une « vision » d’Emmanuel Macron, qui a livré trois mots-clés début février lors d’une visite de ferme : « production, préservation, protection ». Quelles solutions peuvent être mises en place pour soutenir les agriculteurs français ?

    Invités :

    • Jérémy Decerle, député européen « Renew »

    • Marie-José Allemand, députée socialiste des Hautes-Alpes

    • Rémi Barbet, journaliste à « La Croix », chef de rubrique agriculture et consommation

    • En duplex du salon de l'agriculture : Valérie Le Roy, directrice du salon de l'agriculture

    Hébergé par Acast. Visitez acas…

  2. RN/LFI : le nouveau « ni-ni » ? | Chaque voix compte - 19/02/2026

    20 februari 2026 · 1 uur 7 min

    Afspelen
    À LA UNE / RN/LFI : le nouveau « ni-ni » ? Lees meer

    Après la mort de Quentin Deranque samedi 14 février, deux jours après son agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon, le procureur de Lyon a annoncé l’arrestation de onze personnes. Parmi eux se trouvent deux collaborateurs parlementaires du député insoumis, Raphaël Arnault, qui est également cofondateur de la Jeune Garde, mouvement antifasciste dissous en juin 2025, au cœur des suspicions dans l’enquête. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a appelé mercredi 18 février « La France Insoumise » à l’« exclure » de son groupe. Les accusations dépassent de loin le cas de Raphaël Arnault et visent La France insoumise dans son ensemble. Jean-Luc Mélenchon « n’a toujours pas pris la mesure du drame », a lancé le ministre de la justice, Gérald Darmanin. Les attaques viennent également de la gauche. L’eurodéputé Raphaël Glucksmann de « Place publique » et l’ex-président socialiste, François Hollande, ont jugé qu’il ne pourrait plus y avoir d’alliance avec LFI. Jordan Bardella, a appelé à un « cordon sanitaire » anti-LFI pour les prochaines élections, une façon de préparer les alliances pour les prochaines municipales. Le président du Rassemblement national a accusé Jean-Luc Mélenchon, d'avoir « ouvert les portes de l'Assemblée nationale à des meurtriers présumés ». La rupture entre LFI et les autres partis de gauche est-elle consommée ?

    Invités :

    - Antoine Oberdorff, journaliste politique à « L’Opinion »

    - Louis Nadau, journaliste à « Marianne »

    - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion de l’institut de sondage IPSOS-BVA

    Chroniques :

    « Le mot du jour » : ANTIFASCISME par Mariette Darrigrand

    « Quelle histoire ! » : Mark Zuckerberg, le procès de l’addiction par Olivier Ravanello

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Comment 13 335 millionnaires échappent-ils à l’impôt ?

    Parmi les foyers fiscaux éligibles à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), plus …

  3. Crues record : la France en alerte | Chaque voix compte - 18/02/2026

    19 februari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Crues record : la France en alerte Lees meer

    Alors que 70 départements sont encore en vigilance crue, dont trois en rouge, la tempête Pedro s’annonce sur l’Ouest de la France, une semaine après la tempête Nils. La Charente-Maritime, la Gironde, le Lot-et-Garonne et le Maine-et-Loire sont particulièrement touchés. « Actuellement, on évacue près d’une centaine de maisons » a alerté Brice Blondel, préfet de Charente-Maritime. « L’eau devrait atteindre 6,4 mètres à Saintes », des niveaux « historiques, dignes des crues de 1982 ou 1994 », a-t-il ajouté. Cette séquence se caractérise par son ampleur et sa durée : mercredi 18 février marque le 32ᵉ jour consécutif avec des cours d’eau en crue sur le territoire national. Monique Barbut, ministre de la Transition écologique s’est rendue, lundi 16 février, dans la commune de Cadillac-sur-Garonne, en Gironde. Elle a souligné que la France subissait « un record d’humidité dans les sols, jamais recensé depuis 1959. La ministre a annoncé que l’Etat apporterait son soutien aux collectivités touchées par les intempéries. Quelles politiques publiques peuvent être mises en place pour prévenir les inondations et venir en aide aux sinistrés ?

    Invités :

    • Gaël Musquet, météorologue

    • Lieutenant-colonel David Annotel, membre de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France

    • Jean-Claude Raux, député écologiste de Loire-Atlantique

    En visioconférence : Clément Gaillard, urbaniste, spécialisé en conception bioclimatique

    « Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet

    « Quelle Histoire ! » par Olivier Ravanello

    LA QUESTION QUI FÂCHE / La France Insoumise doit-elle « faire le ménage » ?

    Onze personnes ont été interpellées après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, à Lyon, décédé des suites d’une altercation qui s’est tenue en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Parmi eux figure l’assistant parlementaire du député Insoumis du Vaucluse, Raphaël Arnault. La présence de ce mili…

  4. Mort de Quentin Deranque : l’Assemblée nationale sous tension | Chaque voix compte - 17/02/2026

    18 februari 2026 · 1 uur 7 min

    Afspelen
    À LA UNE / Mort de Quentin Deranque : l’Assemblée nationale sous tension Lees meer

    Samedi 14 février 2026, Quentin Deranque, jeune militant nationaliste de 23 ans, est décédé des suites d’une violente altercation survenue deux jours plus tôt en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI, Rima Hassan, à Sciences Po Lyon. Chargé, selon le collectif Némésis, d’assurer la protection de militantes opposées à la venue de l’élue, il aurait été agressé par des militants antifascistes, dont certains liés à la Jeune Garde, fondée par le député LFI Raphaël Arnault. Le drame a immédiatement suscité une vague de réactions politiques. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a évoqué un « lynchage » imputable à « l’ultragauche ». Marine Le Pen a réclamé des condamnations « avec la plus grande rigueur », tandis que Bruno Retailleau a dénoncé une « extrême gauche qui tue ». À l’inverse, Éric Coquerel a assuré que son mouvement condamnait toute violence politique et nié toute implication des équipes de sécurité de Rima Hassan. Mathilde Panot a, de son côté, dénoncé une tentative de marginalisation de La France insoumise et réclame des mesures contre les différents groupes nationalistes. Ce drame s’inscrit dans un climat lyonnais marqué depuis plusieurs années par des affrontements récurrents entre groupes d’ultradroite et d’ultragauche, notamment depuis la création en 2018 de la Jeune Garde en réaction au « Bastion social », issu du « Groupe Union Défense » (GUD). En quoi la mort de Quentin Deranque est-elle symptomatique de la hausse de la violence politique en France ?

    Invités :

    • Jean-Yves Camus, codirecteur de l'Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès, chercheur à l'IRIS

    • Xavier Crettiez, professeur à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye

    • Elsa Mondin-Gava, journaliste à LCP

    • En visioconférence : Francis Ziegelmeyer, journaliste au « Progrès »

    « Les off de Lou » par Lou Fritel

    « Périer tranche» par Bertrand Périer

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Parcoursup …

  5. Les jeunes et le sport | Chaque voix compte - 13/02/2026

    14 februari 2026 · 1 uur 2 min

    Afspelen
    À LA UNE / Les jeunes et le sport Lees meer

    Le 2 février, le ministère de l’Éducation nationale a publié les résultats d’une étude menée en septembre 2025 auprès de 267 000 élèves de sixième. La moitié des élèves testés, soit plus de 130 000, sont incapables de courir plus de 5 minutes à 9,5 km/h minimum. L’étude met également en évidence un écart important selon le genre. 46,3 % des garçons sont en situation de maîtrise satisfaisante contre 21 % des filles, soit un écart de 24,7 points en faveur des garçons. Enfin, les résultats varient selon le profil social des établissements. Dans les collèges les moins favorisés, notamment en REP et REP+, 25,3 % des élèves atteignent une maîtrise satisfaisante et dans les établissements les plus favorisés, ils sont 43,4 %, soit un écart de 18,1 points. Selon le ministère de la santé, les ados et pré-ados sont trop sédentaires, il y a « trop d'écrans », « trop de malbouffe », en 25 ans, les enfants ont perdu 40% de leur capacité cardio-respiratoire. Des résultats qui sont peu surprenants, selon Coralie Benech, professeure d'EPS à Paris et du syndicat SNEP-FSU. « Les médecins appellent ça une bombe sanitaire », affirme-t-elle. Elle appelle à des investissements, y compris pour les gymnases qui se délabrent. Au début du mois de septembre 2023, le président de la République, Emmanuel Macron, avait annoncé sa volonté de généraliser en 2026 à l’ensemble des 7 000 collèges la mise en place de deux heures de sport hebdomadaires, en plus des cours d’éducation physique et sportive (EPS). Même si les ministères de l’éducation nationale et des sports assurent que « le bilan des deux premières années d’expérimentation (…) a démontré la pertinence de la mesure », son déploiement est resté limité et demeure sur la base d’un volontariat. Comment mettre et remettre les jeunes au sport face au constat d’un décrochage sportif ?

    Invités :

    - Benjamin Dirx, député « Ensemble pour la République » de Saône-et-Loire

    - Sabrina Sebaihi, députée écologiste des…

  6. Ingérences étrangères : peur sur les urnes | Chaque voix compte - 12/02/2026

    13 februari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Ingérences étrangères : peur sur les urnes Lees meer

    À l’approche des élections municipales de mars 2026, la lutte contre les ingérences étrangères s’intensifie. Depuis plusieurs mois, de faux sites d’informations régionales comme « Sud-Ouest Direct », « Info Grand Est », « Le Direct Normandie » ou « L’Actualité provençale » pullulent sur la toile. Plus d’une centaine de sites enregistrés sous des noms de domaines en « .fr », alimentés par des articles générés par intelligence artificielle, ont été repérés et supprimés par Viginum, le service chargé de détecter les ingérences numériques étrangères. Derrière ces publications, des réseaux d’influence, notamment pro-russes, sont à l’œuvre. Viginum a récemment révélé une tentative attribuée au réseau russe Storm-1516 visant à faire croire à une implication d’Emmanuel Macron dans l’affaire Jeffrey Epstein. Toutefois, Moscou n’est pas la seule source d’inquiétude. Si aucune action coordonnée liée à la mouvance trumpiste « MAGA » n’a été documentée à ce stade, le service évoque néanmoins « une vraie préoccupation » face à cette idéologie qui entend s’implanter en Europe. Pour répondre à ces menaces, Emmanuel Macron a présenté, le 11 février 2026, un décret supprimant le seuil de 5 millions de visiteurs uniques mensuels qui limitait jusqu’ici le champ d’action de Viginum. Le service pourra désormais collecter des données issues de petites plateformes, potentiellement influentes à l’échelle locale. À l’approche du scrutin, l’État a également renforcé son dispositif avec la création du Réseau de coordination et de protection des élections (RCPE). Pourquoi les officines étrangères concentrent-elles leurs attaques à l'encontre de la France dans la perspective des élections municipales ?

    Invités :

    • Sandro Gozi, député européen « Renew »

    • Magali Lafourcade, magistrate, autrice de « La justice en procès » (Les Petits matins)

    • Elsa Trujillo, journaliste à « l’Express »

    Chroniques :

    « La petite histoire dans la grande » …

  7. Faire plus d’enfants : mission possible ? | Chaque voix compte - 11/02/2026

    12 februari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Faire plus d’enfants : mission possible ? Lees meer

    Au premier semestre 2025, 317 340 enfants sont nés en France, soit 2,2 % de moins qu’à la même période en 2024, selon l’Insee. Depuis 2011, les naissances diminuent continuellement et l’indice de fécondité est tombé à 1,62 enfant par femme en 2024. Ces évolutions démographiques risquent de provoquer un vieillissement de la population. « Les coûts sociaux liés au grand âge, déjà supérieurs à 14 % du PIB, pourraient augmenter de 5 points de PIB d'ici à 2040 si aucune réforme d'ampleur n'intervient », prévient l'Institut Montaigne dans son rapport sur « La France en 2040 », rappelant qu'à cet horizon les plus de 65 ans pourraient représenter entre 26,5 % et 28 % de la population française. Face à une natalité qui s’essouffle, un rapport parlementaire présenté, mercredi 11 février, par le député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) appelle à une « révolution de la politique familiale » pour permettre aux Français de concrétiser leur désir d’enfant. Il propose notamment un « versement familial unique » de 250 euros par mois et par enfant, sans condition de ressources, jusqu’à 20 ans, ainsi qu’une prime de naissance défiscalisée versée par les entreprises, un prêt à taux zéro en cas de naissance et un congé parental unifié de douze mois rémunérés proportionnellement au salaire. Ces propositions suffiront-elles à enrayer la chute de la natalité française ?

    Invités :

    • Jérémie Patrier-Leitus, député « Horizons et indépendants » du Calvados

    • Constance de Pélichy, députée « LIOT» du Loiret

    • Gilles Pison, professeur émérite au Muséum d’histoire naturelle, conseiller de la direction de l’Institut national d’études démographiques, démographe, auteur de « L’Atlas de la population mondiale » (éditions Autrement)

    Chroniques :

    « Le chiffre du jour » : une allocution unique à 250 euros, la solution ? par Fanny Guinochet

    « Quelle histoire ! » : « En même temps… For sure ! » par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Pétiti…

  8. Demain, la fin du vin ? | Chaque voix compte - 10/02/2026

    11 februari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Demain, la fin du vin ? Lees meer

    Lundi 9 février, Emmanuel Macron a inauguré le salon Wine Paris 2026. Rendez-vous majeur de la filière viticole, l’événement s’inscrit dans un contexte géopolitique et climatique particulièrement tendu pour le secteur. Les producteurs doivent composer avec une accumulation de crises : la consommation d’alcool en France a reculé de 13 % entre 2021 et 2023, tandis que le changement climatique et les tensions commerciales fragilisent les marchés. L’instauration de droits de douane américains de 10 % puis 15 % sur les alcools européens a entraîné une baisse de 7 % des exportations en 2024, selon les Douanes françaises. Face à cette situation, le Parlement européen a adopté, le 10 février 2026, un plan de soutien à la filière, prévoyant davantage de flexibilité pour l’arrachage des vignes afin de limiter les excédents. Bruxelles encourage également le développement du vin sans alcool, avec un étiquetage harmonisé pour les produits titrant moins de 0,05 % d’alcool. Si le texte doit encore être validé par le Conseil européen, Olivier Bernard, gérant du domaine de Chevalier à Léognan, alerte sur le caractère irréversible des arrachages, craignant une pénurie de vin à moyen terme. De son côté, Rodolphe Lameyse, le directeur général de Vinexposium, voit dans l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur une opportunité stratégique pour relancer les exportations vers le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay, grâce à la suppression de droits de douane, actuellement compris entre 20 et 27%. Quel avenir pour le vin français ?

    Invités :

    - Sandra Marsaud, députée « Ensemble Pour la République » de Charente

    - Jean-Marie Fabre, Président du syndicat des vignerons indépendants

    - Isabelle Bachelard, journaliste dégustatrice

    - En visioconférence : Vianney Castan, propriétaire du Château Saint-Louis La Perdrix, créateur de la cuvée « For sure »

    Les chroniques :

    « Le mot du jour » : VIN par Mariette Darrigrand

    « Quelle hi…

  9. IA et emploi : la révolution en marche | Chaque voix compte - 06/02/2026

    6 februari 2026 · 1 uur

    Afspelen
    À LA UNE / Intelligence artificielle et emploi : la révolution en marche Lees meer

    Avec la déferlante des outils d’intelligence artificielle (IA) générative – de ChatGPT à Copilot, en passant par Mistral ou Hugging Face – c’est toute l’organisation du travail qui se redessine. Outre-Atlantique, le géant de la tech Amazon a déjà annoncé le licenciement de 14 000 personnes « dans l’effectif des bureaux », soit 4% de ses 350 000 postes administratifs. Moins de trois ans après l’irruption de l’intelligence artificielle générative ChatGPT, ces outils se sont rapidement propagés dans la vie des Français. Certaines professions, notamment dans les secteurs tertiaire et administratif qui comprennent des tâches d’analyse et de répétition, se sentent menacées. Selon l'Organisation internationale du travail, un emploi sur quatre présente un risque d’exposition à l’IA générative. Si l’IA inquiète ces professions qui craignent une réorganisation des effectifs et une dénaturation des métiers, d’autres professions adoptent un ton plus optimiste, pointant des gains de temps et des économies, notamment dans les processus de recrutement des entreprises. Dans les milieux scientifiques, les outils numériques sont des aides essentielles vectrices de progrès. Une étude publiée dans la revue "The Lancet" met en avant la supériorité de l’IA lorsqu’il s’agit de dépister un cancer du sein via une mammographie. L’IA serait alors plus efficace que l’œil humain. Si en février 2025, Emmanuel Macron avait lancé un plan d’investissement massif pour accélérer le développement de l’intelligence artificielle en France, aucun plan social d’envergure n’a encore été explicitement attribué à l’IA et les effets restent difficilement mesurables. Entre opportunités et inquiétudes, comment l'intelligence artificielle restructure-t-elle le marché du travail ?

    Invités :

    - Alexandre Sabatou, député « Rassemblement national » de l’Oise

    - François Kalfon, député européen socialiste

    - Isabelle Rauch, députée « Horizons…

  10. Élections : radiographie du vote RN | Chaque voix compte - 05/02/2026

    6 februari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Élections : radiographie du vote RN Lees meer

    En vingt ans, la France a perdu 18 000 bars-tabacs. Une « recomposition silencieuse de l’infrastructure sociale des territoires » qui n’est pas sans lien avec la progression de l’extrême droite, selon une étude du Centre pour la recherche économique et ses applications. En croisant vingt ans de données sur les fermetures de ces établissements avec les résultats électoraux, le chercheur Hugo Subtil montre que ces disparitions sont « un marqueur et un accélérateur de la désagrégation des réseaux sociaux locaux ». Ce phénomène s’inscrit dans un mouvement plus large de désertification commerciale, de retrait de l’État et d’allongement des distances domicile-travail. « Ce n’est pas la fermeture elle-même qui affecte immédiatement les comportements électoraux, mais l’effritement des conditions matérielles de la délibération » : « lorsque les lieux de sociabilité disparaissent, la politique devient un face-à-face entre l’individu isolé et les grands récits médiatiques, où les discours offrant des réponses simples disposent d’un avantage structurel » explique-t-il. Ce phénomène s’inscrit dans une progression continue du Rassemblement national : selon une étude Viavoice publiée le 30 octobre 2025, 54 % des Français se disent prêts à voter pour le parti « à l’avenir », soit une hausse de 11 points en un an, confirmant son ancrage dans l’opinion malgré les procédures judiciaires en cours visant Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires du parti rémunérés par des fonds européens. Comment comprendre et expliquer ces dynamiques de vote pour l’extrême droite ?

    Invités :

    - Hugo Subtil, chercheur à l’université de Zurich, doctorant en économie

    - Mathieu Souquière, essayiste, expert associé à la fondation Jean-Jaurès

    - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion d’Ipsos-BVA

    Chroniques :

    « La petite histoire dans la grande » : Jérôme Guedj, candidat mais pas trop par Anna Cabana

    « Quelle hist…

  11. Cancers précoces : le nouveau fléau | Chaque voix compte - 04/02/2026

    5 februari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Cancers précoces : le nouveau fléau Lees meer

    La journée mondiale contre le cancer du 4 février est l’occasion de rappeler que le nombre de cancers augmente chaque année et a été multiplié par deux en vingt ans. En France, on estime que plus de 150 000 personnes succombent à la maladie chaque année. Les cancers les plus agressifs restent difficiles à traiter, ce qui rend la recherche, l’unité des équipes et le dépistage plus essentiels que jamais. Pour ces pathologies, les solutions thérapeutiques demeurent limitées, ce qui renforce l’urgence de la recherche. Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer rappelle également l’importance du dépistage. Essentiel pour détecter le cancer à un stade précoce et améliorer les chances de guérison, il reste pourtant peu pratiqué par les Français. Mercredi 4 février, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé un plan de dépistage généralisé du cancer du poumon. Un premier projet pilote débutera dès le mois de mars 2026 avec 20 000 personnes qui pourront « être dépistées de façon ciblée pour le cancer du poumon » avant la généralisation du dispositif, tout comme pour le cancer du sein, d’ici à 2030. Emmanuel Macron a annoncé reconduire le budget pour le plan de lutte contre le cancer à l’identique jusqu’en 2030 qui comprend la prévention, l’amélioration de la prise en charge des patients, mais aussi l’accélération de plusieurs dépistages et d’incitations à la recherche. Comment subvenir aux besoins de la recherche pour le dépistage des cancers précoces ?

    Invités :

    - Maya Gutierrez, oncologue médicale à l’AP-HP

    - Philippe Bergerot, Président de la Ligue contre le cancer

    - Fleur Breteau, fondatrice et porte-parole de « Cancer colère »

    Chroniques :

    « Le mot du jour » : CANCER par Mariette Darrigrand

    « Quelle histoire ! » : Diplomatie, la France a réponse à tout ! par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il interdire les espaces « no kids » ?

    En annonçant, le 8 janvier dernier, que sa nouvell…

  12. Budget : les patrons contre-attaquent | Chaque voix compte - 03/02/2026

    4 februari 2026 · 1 uur 5 min

    Afspelen
    À LA UNE / Budget : les patrons contre-attaquent Lees meer

    Après l’adoption du projet de loi de finances 2026 par 49.3, la contre-offensive des patrons s’organise pour dénoncer un budget qui, selon eux, marque la fin de la politique de l’offre de la dernière décennie. Deux mille cinq cents patrons se sont rassemblés sous la bannière du slogan « trop, c’est trop » contre un alourdissement de la fiscalité sur les entreprises. « On ne veut plus rester planqués dans nos tranchées à attendre de prendre des coups par des politiques qui considèrent les entreprises comme une variable d’ajustement que l’on peut ponctionner quand on en a besoin pour combler un déficit abyssal », explique Éric Mauny, président du groupe d’assurance April et cofondateur du mouvement. De son côté Patrick Martin, le président du Medef, s’oppose à la surtaxe sur les grandes entreprises reconduite en 2026 qui s’appliquera sur les 300 plus grandes entreprises hexagonales. Il a également tenté d’inclure dans les débats l’instauration d’un « CDI jeune », soit un contrat pouvant être rompu à tout moment par l’employé sur une période trois ans. La proposition étant écartée par Sébastien Lecornu, le Medef a décidé de boycotter la grande conférence sociale lancée par Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités. Pourquoi les patrons affirment-ils « trop, c’est trop ! » ?

    Invités :

    • Mathieu Plane, économiste, directeur adjoint de l’OFCE

    • Philippe Coy, porte-parole et vice-président de la CPME en charge du commerce

    • Michel Picon, président de l’U2P

    En visioconférence : Sophie de Menthon, Présidente du mouvement patronal « Ethic »

    « Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet

    « Quelle histoire ! » par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il ouvrir le droit de vote aux étrangers ?

    Les députés écologistes ont inscrit neuf propositions de loi au programme de leur journée d'initiative parlementaire du 12 février 2026. Parmi elles : la généralisation du droit de vote des étrangers aux éle…

  13. Haro sur la malbouffe ! | Chaque voix compte - 30/01/2026

    3 februari 2026 · 1 uur 5 min

    Afspelen
    À LA UNE / Haro sur la malbouffe ! Lees meer

    Selon les chiffres de l'Institut Montaigne de 2025, le surpoids concerne un adulte sur deux, et l’obésité, un adulte sur cinq. Les maladies liées à la mauvaise alimentation, telles que le diabète de type 2, l’hypertension ou les gênes respiratoires coûtent plus de 100 milliards d’euros par an. Tandis que les preuves de la nocivité des aliments ultra-transformés s’accumulent, l'alimentation relève autant d'un enjeu de santé que de finances publiques mais également de souveraineté agricole. Pour remédier à la hausse de l'obésité, plusieurs propositions sont à l'étude : rendre économiquement plus accessible une alimentation saine pour les ménages plus démunis, doubler la taxation sur la malbouffe, encadrer davantage la publicité et le marketing pour les aliments au profil nutritionnel défavorable. La députée "Ensemble Pour la République", Olivia Grégoire a décidé de s’attaquer à un angle mort au travers d'une nouvelle proposition de loi : la pédagogie alimentaire. Son objectif est de rendre l’éducation alimentaire obligatoire tout au long de la scolarité, dès la maternelle jusqu’au lycée, dans toutes les écoles de France afin de former les mangeurs, mais aussi les consommateurs, de demain. Alors que les enseignes de restauration rapide prolifèrent dans l'Hexagone, bien s’alimenter reste un défi pour beaucoup de Français. Comment éviter les produits nocifs pour la santé lorsque l'on a un pouvoir d'achat très restreint ?

    Invités :

    - Agnès Pannier-Runacher, députée « Ensemble Pour la République » du Pas-de-Calais

    - David Cormand, député européen écologiste

    - Rodrigo Arenas, député « La France Insoumise » de Paris

    - Olivier Andrault, chargé de mission alimentation et agriculture à l’UFC-Que Choisir

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  14. Bétharram : la loi pour briser le silence | Chaque voix compte - 29/01/2026

    30 januari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Bétharram : la loi pour briser le silence Lees meer

    Désireux de briser le « climat d’omerta », les députés Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (LFI) ont déposé, mercredi 28 janvier 2026, une proposition de loi contre les violences et agressions sexuelles en milieu scolaire. Un texte qui arrive six mois après la fin de la commission d’enquête parlementaire dédiée à Bétharram, laquelle avait notamment conclu à un « défaut d’action » de l’ex-Premier ministre François Bayrou. La proposition de loi reprend une trentaine des recommandations du rapport publié en juillet par les députés. Outre la prévention des violences et le contrôle des établissements scolaires, la PPL ambitionne une forme de « reconnaissance solennelle par la Nation » des violences subies par les victimes, notamment via la création d’un fonds d’indemnisation contrôlé par l’Etat. La proposition a été reprise par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, qui annonce également la création d’un poste de « défenseur des droits des enfants ». Les collectifs de victimes soulignent, de leur côté, l’importance de la proposition : « Ce texte a le courage de demander à l’Etat d’affronter sa responsabilité », commente Constance Bertrand, porte-parole du collectif de Saint-Dominique de Neuilly-sur-Seine. « La proposition de loi va dans le bon sens et rappelle des choses fondamentales et pas encore appliquées », juge également Alain Esquerre, lanceur d’alerte à Bétharram. Cette nouvelle loi sera-t-elle suffisante pour mettre fin au fléau des violences scolaires ?

    Invités :

    - Paul Vannier, député « La France Insoumise » du Val-d’Oise

    - Clémence Badault, journaliste, co-autrice de « Le silence de Bétharram »

    - Wilfried Hulot, membre du collectif des victimes de Notre-Dame de Bétharram

    - Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP

    « Le mot du jour » : OMERTA par Mariette Darrigrand

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Laits infantiles contaminés : à qui la faute ?

    Depuis le 5 janvier 2026,…

  15. Europe numérique : sous occupation américaine ? | Chaque voix compte - 28/01/2026

    29 januari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Europe numérique : sous occupation américaine ? Lees meer

    Depuis le 20 août 2025, sanctionné par l’administration Trump pour avoir « autorisé l’émission de mandats d’arrêts contre le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou », le juge français à la Cour pénale internationale Nicolas Guillou s’est vu imposer la fermeture brutale de ses comptes auprès d’entreprises américaines, comme Amazon, Airbnb et Paypal. Pour Aurore Lalucq, eurodéputée et présidente de la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, ces sanctions et le manque de moyens pour lutter contre leurs conséquences traduisent l’ampleur de la domination numérique de l’Union européenne par les États-Unis. Moyens de paiement, logiciels bureautiques, réseaux sociaux... les outils américains font partie intégrante du quotidien de Français et des Européens. Cette dépendance s'étend désormais à la dernière révolution numérique : l'intelligence artificielle. « Entre 2017 et 2023, 70 % des modèles d'IA fondamentaux ont été développés outre-Atlantique, laissant l'UE loin derrière dans la compétition mondiale », alertait en 2024, Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne (BCE). Ce dimanche 25 janvier le ministre de la Fonction publique, David Amiel, a martelé : « Nous devons sortir progressivement de la dépendance aux outils américains et plus globalement non-européens », annonçant la généralisation d'ici 2027 d'une solution de visioconférence « 100 % française » au sein de l'administration. Que faire pour réduire notre dépendance numérique vis-à-vis des États-Unis ?

    Invités :

    - Clara Chappaz, ambassadrice pour le numérique et l’intelligence artificielle

    - Alice Vitard, journaliste à « L’Usine digitale »

    - Camille Boulenguer, directrice de l’Observatoire géopolitique du numérique et des technologies émergentes de l’IRIS

    Chroniques :

    « Les off de Lou » : Jordan Bardella, Marion Maréchal : le grand rapprochement ? par Lou Fritel

    « Quelle histoire ! » :…

  16. Réseaux sociaux : la France déconnecte ses ados ! | Chaque voix compte - 27/01/2026

    28 januari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Réseaux sociaux : la France déconnecte ses ados ! Lees meer

    Après les travaux de la commission d’enquête parlementaire portant sur les effets néfastes de Tiktok sur les mineurs, les députés ont adopté, lundi 26 janvier, l’article phare de la proposition de loi interdisant l’accès à un service de réseau social fourni par une plateforme en ligne aux mineurs de moins de quinze ans. Le texte, porté par la députée « Ensemble pour le République » Laure Miller, et soutenu par le gouvernement, prévoit toutefois d’exclure de l'interdiction certaines plateformes éducatives : « les messageries privées interpersonnelles », comme WhatsApp, ne sont pas non plus concernées, a précisé Laure Miller. La proposition de loi devra maintenant être examinée au Sénat. Si elle est adoptée définitivement, la France deviendra le deuxième pays au monde à se doter d'une législation restrictive pour les mineurs, après l'Australie, qui a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans début décembre 2025. Emmanuel Macron, attaché à cette réforme qui marquerait son second quinquennat, a salué « une étape majeure ». Plusieurs députés ont toutefois estimé que des contournements par les mineurs seraient inévitables et durant les débats, le député LFI Arnaud Saint-Martin a dénoncé « une forme de paternalisme numérique » et une réponse « simpliste ». Alors que la législation européenne prévaut, comment cette interdiction peut-elle concrètement s’appliquer ?

    Invités :

    - Laure Miller, députée « Ensemble Pour la République » de la Marne

    - Professeur Amine Benyamina, addictologue, chef du service psychiatrie et addictologie à l'hôpital Paul-Brousse Villejuif

    - Delphine Sabattier, journaliste à « B Smart »

    - En visioconférence : Arnaud Ducoin, père de Pénélope

    Chronique :

    « La petite histoire dans la grande » : le moment Attal par Anna Cabana

    « Quelle histoire ! » : War Room : c’est moi le chef ! par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / ZFE : que cache le report du vote ?

    Lundi 26 janvier 2…

  17. Crise internationale : êtes-vous inquiets ? | Chaque voix compte - 23/01/2026

    26 januari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Crise internationale : êtes-vous inquiets ? Lees meer

    « On a commencé la semaine avec une forme d'escalade, des menaces d'invasions et des menaces tarifaires. Et nous sommes revenus à une situation qui me paraît beaucoup plus acceptable, même si nous restons vigilants » a déclaré Emmanuel Macron, jeudi 22 janvier 2026, à l'issue du forum économique de Davos. Avec la capture du Président vénézuélien par les Américains, le chantage de Donald Trump pour annexer le Groenland, ses menaces de surtaxes douanières à l'égard de certains pays européens, la suite de la guerre en Ukraine et les révoltes en Iran, ce début d’année 2026 est marqué par de fortes tensions diplomatiques, notamment entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Après une forme d'escalade, Donald Trump a finalement adopté un ton plus conciliant au forum économique de Davos, déclarant renoncer à une intervention militaire au Groenland. Revenant sur les derniers événements, la Présidente de la Commission de l’Union européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré : « Nous avons suivi quatre principes clés : fermeté, ouverture, préparation et unité. Cette approche s’est avérée efficace, nous devons donc la maintenir à l’avenir ». De son côté, Emmanuel Macron, particulièrement ciblé par les attaques de Donald Trump, a renoncé à mettre en œuvre le bouclier anti-coercition mais le président français prévient : ces instruments pourraient être remis sur la table en cas de nouvelles menaces. Janvier 2026 marque-t-il un tournant majeur et historique dans les relations transatlantiques ? Des citoyens posent leurs questions aux eurodéputés.

    Invités :

    • Emma Rafowicz, députée européenne socialiste

    • Laurence Farreng, députée européenne « Renew »

    • Pierre-Romain Thionnet, député européen « Rassemblement National »

    • Marjorie Paillon, journaliste spécialiste de la politique américaine

    « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise…

  18. Donald Trump sur le Groenland : le revirement, et maintenant ? | Chaque voix compte - 22/01/2026

    23 januari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Donald Trump sur le Groenland : le revirement, et maintenant ? Lees meer

    Après plusieurs semaines de menaces frontales, Donald Trump a finalement adopté un ton plus conciliant lors de son discours au Forum économique mondial de Davos, mercredi 21 janvier 2026. Le président américain a annoncé qu’il excluait désormais tout recours à la force pour concrétiser ses ambitions arctiques au Groenland et qu’il renonçait aux hausses des droits de douane visant les pays ayant déployé des forces militaires sur le territoire. Ce changement de cap serait le résultat d’un échange avec Mark Rutte, secrétaire général de l’Otan, au cours duquel aurait été esquissé le « cadre d’un futur accord » concernant ce territoire autonome danois. Si ces déclarations ont été accueillies avec soulagement en Europe, Copenhague évoquant des « messages positifs », les 27 ont néanmoins maintenu le sommet extraordinaire prévu à Bruxelles. Donald Trump a par ailleurs lancé un « Conseil de la paix » réunissant dix-huit pays, parmi lesquels Israël, l’Argentine, l’Égypte, le Maroc, les Émirats arabes unis et la Hongrie, présenté comme une organisation destinée à garantir une paix durable dans les régions en conflit. L’adhésion à ce conseil, appelée à concurrencer l’ONU, aurait coûté plus d’un milliard de dollars à chaque État membre pour l’obtention d’un siège. La désescalade annoncée par Donald Trump est-elle crédible ?

    Invités :

    - Natalia Pouzyreff, députée « Ensemble pour le République » des Yvelines

    - Richard Werly, correspondant France/Europe pour « Blick »

    - Romuald Sciora, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, essayiste

    Chroniques :

    « Les off de Lou » : le RN : MAGA ou pas ? par Lou Fritel

    « Quelle histoire ! » : les businessmen à la conquête de l’Elysée ? par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Police : légitime défense ou impunité ?

    Quelques jours après la mort d’El Hacen Diarra dans un commissariat parisien, les députés se penchent, je…

  19. Donald Trump vs l’Union européenne : jusqu’où ira l’escalade ? | Chaque voix compte - 21/01/2026

    21 januari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Donald Trump vs l’Union européenne : jusqu’où ira l’escalade ? Lees meer

    Pour forcer l’annexion du Groenland, le président américain a adressé un ultimatum aux huit pays européens solidaires du Danemark : des droits de douane de 10 % seront imposés dès le 1er février sur l’ensemble de leurs exportations vers les États-Unis, puis portés à 25 % le 1er juin en l’absence d’accord sur l’achat du Groenland. Mardi 20 janvier, Donald Trump a durci le ton en visant directement la France, menaçant d’instaurer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. Pilier de sa sécurité et de sa prospérité, la relation transatlantique devient toxique pour l’Europe. D’abord enclins au dialogue, les dirigeants européens durcissent désormais leur discours. Mercredi 21 janvier, Ursula von der Leyen a appelé à rompre avec la « prudence traditionnelle » face aux menaces américaines. Pour contrer l’offensive du président américain, l’Union européenne dispose de deux leviers : la riposte douanière ou l’instrument anti-coercition, qui permet d’imposer des sanctions économiques - une option évoquée par Emmanuel Macron le 18 janvier mais jamais utilisée. L’escalade autour du Groenland signe-t-elle l’échec de la stratégie d’apaisement européenne ?

    Invités :

    - Mathieu Plane, économiste, directeur adjoint à l’OFCE

    - Jean-Dominique Giuliani, Président de la Fondation Robert Schuman

    - Thomas Gassilloud, député « Ensemble Pour la République » du Rhône

    - En visioconférence : Julien Duval-Leroy, Président du Champagne Duval-Leroy

    Chroniques :

    « Le mot du jour » : COERCITION par Mariette Darrigrand

    « Quelle histoire ! » : Lunettes d’Emmanuel Macron, l’art du camouflage par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / ZFE : a-t-on raison de les abandonner ?

    Plus d’un an et demi après sa présentation par Bruno Le Maire, alors ministre de l’Économie, le projet de loi de simplification de la vie économique a été débattu en commission mixte paritaire, mardi 20 janvier. L’un des poin…

  20. Budget : le recours au 49.3, un aveu d’échec ? | Chaque voix compte - 20/01/2026

    20 januari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Budget : le recours au 49.3, un aveu d’échec ? Lees meer

    Après trois mois de discussions, le marathon budgétaire touche à sa fin. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a décidé d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026, malgré sa promesse, formulée le 3 octobre 2025, de ne pas recourir à cette procédure. Après l’échec de la première lecture en décembre et l’impossibilité de dégager une majorité en janvier, il ne restait au gouvernement que deux options : les ordonnances budgétaires ou le 49.3. Il a finalement choisi cette seconde option, que la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, a qualifiée de « plus démocratique et plus respectueuse du Parlement ». Mardi 20 janvier 2026, dès la reprise des discussions, le Premier ministre a engagé sa responsabilité sur un texte qui a pour objectif de contenir le déficit à 5% du PIB et qui intègre les accords conclus avec les groupes politiques ayant accepté la négociation, notamment les socialistes. Trois recours au 49.3 seront nécessaires : sur la partie des recettes, des dépenses et sur le texte global. Cette démarche gouvernementale a déclenché le dépôt de deux motions de censure, par le Rassemblement national et par La France insoumise. Sans le soutien des socialistes, elles ne devraient pas être adoptées. Selon le calendrier prévu, le budget pourrait être définitivement promulgué mi-février. Sébastien Lecornu a-t-il acté le sursis de son gouvernement ?

    Invités :

    - Michel Picon, Président de l’U2P (Union des entreprises de proximité)

    - Stéphanie Dépierre, journaliste LCP

    - Anne-Charlène Bezzina, constitutionnaliste, maîtresse de conférences à l’université de Rouen, enseignante à Sciences Po

    Chroniques :

    « Le chiffre du jour » : Budget, la facture des concessions par Fanny Guinochet

    « Quelle histoire ! » : Donald Trump et les SMS, la fin du secret diplomatique ? par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Méthode Lecornu : « semi-échec » ou « semi-succès » ?

    « C’est un …

  21. Téléphone portable : l’ennemi des familles ? | Chaque voix compte - 16/01/2026

    16 januari 2026 · 1 uur 2 min

    Afspelen
    À LA UNE / Téléphone portable : l’ennemi des familles ? Lees meer

    Dans ses vœux 2026 aux Français, Emmanuel Macron a fait de l’usage des téléphones portables et de l’accès aux réseaux sociaux pour les jeunes « une action prioritaire ». Il a notamment incité le Parlement à en débattre « en urgence », si bien que deux propositions de lois sur ce sujet sont en discussion : l’une à l’initiative de Laure Miller, députée « Ensemble pour la République », et l’autre portée par la sénatrice "Les Républicains", Agnès Evren. Ces textes viennent s’ajouter à un projet de loi gouvernemental encouragé par les résultats de la Commission d’enquête sur les effets néfastes de Tiktok sur les mineurs. Celui-ci prévoit d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et de bannir le téléphone portable dans les lycées. Si certains professeurs y sont favorables, mettant en avant les effets bénéfiques sur la concentration des élèves, des syndicats enseignants questionnent l’applicabilité de la mesure, argumentant qu’il « s’agirait une transposition abusive de ce qui existe déjà au collège » auprès d’une population de jeunes parfois majeurs. Les téléphones portables occupent aussi bon nombre de conversations dans la sphère familiale. Selon l’ANSES, les adolescents âgés de 15 à 17 ans passent en moyenne 4 heures par jour sur leur smartphone. Or, les parents et les neurologues constatent les effets néfastes de la surexposition aux écrans : une baisse d'attention chez les enfants, des difficultés à s'endormir, des réactions plus impulsives, une difficulté accrue à se concentrer, etc. Comment gérer les enfants qui ne parviennent pas à décrocher de leur téléphone ?

    Invités :

    • Pouria Amirshahi, député écologiste de Paris

    • Isabelle Rauch, députée « Horizons et indépendants » de Moselle

    • Professeur Amine Benyamina, psychiatre, addictologue, chef du service psychiatrie et addictologie à l’hôpital Paul-Brousse Villejuif

    • Louis Boyard, député « La France Insoumise » du Val-de-Marne

    Hébergé par Aca…

  22. Groenland : l’impossibilité d’une île | Chaque voix compte - 15/01/2026

    15 januari 2026 · 1 uur 7 min

    Afspelen
    À LA UNE / Groenland : l’impossibilité d’une île Lees meer

    Après son intervention militaire au Vénézuéla, les velléités répétées de Donald Trump envers le Groenland, territoire appartenant à la couronne danoise, ont suscité de vives réactions en Europe. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a acté, jeudi 15 janvier 2026, l'existence d'un « désaccord fondamental » avec les États-Unis sur l'avenir du Groenland, au lendemain d'une rencontre entre les dirigeants des deux pays. En France, Emmanuel Macron a convoqué en urgence le même jour, à 8 heures, un conseil de défense pour aborder à la fois la révolte iranienne et la situation au Groenland. Plus tard dans la journée, le président de la République est revenu sur l’évènement lors de son discours de vœux prononcé aux Armées. Il a notamment évoqué une actualisation de la loi de programmation militaire qui « prévoit pour la période 2026-2030 un effort supplémentaire de 36 milliards d’euros pour accélérer notre réarmement, dont 3,5 milliards d’euros en 2026 ». Dans ce contexte, les européens ont, selon le chef d’Etat, « une responsabilité particulière » envers le Groenland qui justifie l’envoi immédiat d’une première équipe militaire sur place, qui « sera renforcée dans la prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes ». D’autres alliés de l’Otan, dont l’Allemagne et la Suède, participent à cette mission « Arctic Endurance » réclamée par Copenhague. Si un nombre limité de militaires doit être déployé pour une mission dite de « reconnaissance », les pays européens envoient toutefois un message d’unité et de soutien au Danemark face à la convoitise grandissante de Donald Trump, qui a déclaré : « Si nous n’y allons pas, la Chine va y aller, et la Russie aussi ». Jusqu’où iront les forces de l’Otan pour sécuriser l’Arctique, quitte à briser cette alliance fondamentale pour l’ordre international ?

    Invités :

    - Romuald Sciora, directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS…

  23. Iran : un massacre sans précédent | Chaque voix compte - 14/01/2026

    14 januari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Iran : un massacre sans précédent Lees meer

    « Il semble que nous soyons confrontés à la répression la plus brutale de l’histoire récente de l’Iran, et elle doit cesser immédiatement », a déclaré mercredi 14 janvier Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Depuis le 28 décembre, des manifestations massives ont lieu dans le pays. Dénonçant initialement une situation économique instable et précaire, la mobilisation en Iran n’a pas tardé à s’élargir pour cibler plus directement le gouvernement en place et réclamer la fin au régime de l’Ayatollah Ali Khamenei. Face à cela, le gouvernement décide de réprimer par la force les manifestants d’opposition. Alors que les images de dizaines de milliers de manifestants violentés circulent sur les réseaux sociaux, l’ONG Human Rights Watch fait état « de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays » et le média d’opposition Iran International recense entre 12 000 et 20 000 morts. Les chiffres sont approximatifs car, face à la pression internationale, le gouvernement iranien a décidé, le 8 janvier 2026, de couper l'accès Internet, faisant du mouvement une répression à huis-clos. Les autorités iraniennes ont alors tenté de reprendre le contrôle de la rue en organisant des rassemblements massifs à travers le pays. À Washington, après avoir menacé d’intervenir, Donald Trump dit étudier les options qui se présentent à lui, allant de cyberattaques à des frappes ciblées. « L’Iran veut négocier (…) une rencontre est en cours de préparation », assure le Président américain. La Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis des "sanctions rapides" contre le régime iranien. Jusqu’où ira la répression diligentée par les Mollahs ?

    Invités :

    Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val d’Oise

    Sepideh Farsi, réalisatrice iranienne

    Gallagher Fenwick, grand reporter

    « Les off de Lou » : Agriculteurs et politiques, les illusions perdues par Lou Fritel

    « Quelle h…

  24. Procès de Marine Le Pen en appel : fin de course ou nouveau départ ? | Chaque voix compte - 13/01/2026

    13 januari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Procès de Marine Le Pen en appel : fin de course ou nouveau départ ? Lees meer

    Mardi 13 janvier 2025, la cheffe de file de l’extrême droite, Marine Le Pen, débute son procès en appel. La décision de mars 2025 en première instance avait provoqué une déflagration politique : la favorite pour 2027 a été jugée coupable d’avoir joué un rôle central dans la mise en place, entre 2004 et 2016, d’un « système » de rémunération sur des fonds européens d’assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour le parti. La présidente des députés du Rassemblement national avait été condamnée à quatre ans de prison, dont deux fermes, 100 000 euros d’amende mais également cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Cette mesure l’empêche de se présenter à la prochaine élection présidentielle alors que les sondages placent le RN en tête. Ayant toujours contesté ces chefs d’accusation, Marine Le Pen avait dénoncé une « mise à mort politique » et avait demandé à être rejugée rapidement. Si sa peine d'inéligibilité est confirmée, la triple candidate à la présidentielle promet de passer le relais à son dauphin Jordan Bardella. Alors que deux journées d'audience lui seront consacrées et que la décision de justice n'est pas attendue avant l'été 2026, Marine Le Pen compte-t-elle faire évoluer sa stratégie de défense ?

    Invités :

    - Bertrand Périer, avocat à la Cour de Cassation et au Conseil d’Etat, spécialiste de l’art oratoire

    - Lou Fritel, journaliste politique à « Paris Match »

    - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion d'Ipsos-BVA

    - En visioconférence : Manon Lefebvre, secrétaire nationale du Syndicat de la Magistrature

    Chroniques :

    « Quelle histoire ! » : « Com’ pol, l’american touch ! » par Laurent Guimier

    « Le chiffre du jour » : « Où trouver 15 milliards ? » par Fanny Guinochet

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Budget : faut-il passer en force ?

    Le projet de budget de l’Etat pour 2026 revient, mardi 13 janvier 2026, dans l’Hémicycle. Les parle…

  25. Maire, chouchou des Français... vraiment ? | Chaque voix compte - 09/01/2026

    9 januari 2026 · 1 uur 7 min

    Afspelen
    À LA UNE / Maire, chouchou des Français... vraiment ? Lees meer

    Avec 69% d'opinions favorables, selon une étude du Cevipof, les maires sont les élus préférés des Français. Ils jonglent chaque jour entre responsabilités administratives, gestion des services publics, dialogue avec les habitants et urgences imprévues. Cette proximité expose aussi les maires à des tensions croissantes : insultes, menaces et parfois violences physiques viennent fragiliser l'exercice du mandat. En 2024, 2 500 élus municipaux ont été agressés. Depuis 2020, plus de 2 200 maires ont démissionné, un phénomène sans précédent. Dans ce contexte, la nouvelle loi sur le statut des maires, promulguée le 23 décembre 2025, vise à renforcer la reconnaissance de leur rôle et à améliorer leurs conditions d'exercice. Alors que les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2026, la fonction de maire est-elle toujours attractive ?

    Invités :

    - Philippe Rio, maire PCF de Grigny,

    - Nadège Azzaz, maire socialiste de Châtillon,

    - Jean-François Vigier, maire UDI de Bures-sur-Yvette, vice-président de l'AMF,

    - Brice Soccol, politologue, co-auteur de « L'écharpe et les tempêtes » (éditions de l'Aube).

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  26. Donald Trump, le chaos… Et nous ? | Chaque voix compte - 08/01/2026

    9 januari 2026 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Donald Trump, le chaos… Et nous ? Lees meer

    Les États-Unis « se détournent progressivement » de certains alliés : dans son discours prononcé devant les ambassadrices et ambassadeurs français, réunis le jeudi 8 janvier à l’Elysée, Emmanuel Macron a souligné « l’impérialisme » et « l’agressivité néocoloniale » auxquels s’apparente l’action de Donald Trump. Cinq jours après l’intervention militaire américaine au Vénézuéla, ayant conduit à l’arrestation du président Nicolas Maduro et de son épouse, le chef de l’État s’alarme face aux grandes puissances qui « s’affranchissent des règles internationales ». Détaillant les orientations de la politique étrangère française pour 2026, Emmanuel Macron en appelle à la fermeté de la France et de l’Europe pour prévenir tout effacement : réduire les dépendances à l’égard des États-Unis et de la Chine, refuser toute « vassalisation » et combattre le « défaitisme » face à une brutalisation croissante des rapports diplomatiques. Alors que Donald Trump, après de nouvelles revendications sur le Groenland, affirme être prêt à recourir à la force militaire, les Européens se disent prêts à « riposter » à toute forme de pression américaine contre un membre de l’Otan, selon le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Dans ce contexte, Emmanuel Macron plaide pour une accélération du « déploiement d’une politique de préférence européenne ». Comment la France peut-elle se positionner dans ce nouvel ordre mondial ?

    Invités :

    - Gallagher Fenwick, grand reporter

    - Bénédicte Tassart, rédactrice en chef du service international de RTL

    - Nathalie Loiseau, députée européenne « Renew »

    Chroniques :

    « Quelle histoire ! » : De Villepin… De retour ! par Laurent Guimier

    « Le mot du jour » : AGRICIDE par Mariette Darrigrand

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Peut-on encore calmer la colère agricole ?

    Bravant les interdictions préfectorales, des centaines d’agriculteurs ont répondu à l’appel de la Coordination rurale ce jeudi 8 janvier et ont fai…

  27. Passoires thermiques : la France qui grelotte | Chaque voix compte - 07/01/2026

    8 januari 2026 · 1 uur 7 min

    Afspelen
    À LA UNE / Passoires thermiques : la France qui grelotte Lees meer

    En ce début d’année 2026, une vague de froid frappe la France, avec des températures descendant jusqu’à –7 °C. Cet épisode met en évidence la vulnérabilité des logements mal isolés, en particulier les passoires énergétiques classées F ou G au Diagnostic de performance énergétique (DPE). Selon l’Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE), 5,8 millions de logements sont encore concernés, une situation qui pèse sur les factures des ménages et ralentit la transition écologique. Instauré en 2001, le DPE s’est imposé comme un outil central du marché immobilier, conditionnant désormais travaux obligatoires et interdictions de location. Mais sa réforme de 2021 est contestée : son mode de calcul pénalise les logements chauffés à l’électricité, plus facilement relégués en F ou G que ceux utilisant le gaz ou le fioul. Pour rééquilibrer ce traitement, un arrêté du 26 août 2025 prévoit d’abaisser le coefficient de conversion de l’électricité de 2,3 à 1,9, à partir du 1er janvier 2026. L’électricité pèsera ainsi moins dans le calcul du DPE. D’après les chiffres de 2023, cette mesure ferait sortir environ 850 000 logements du statut de passoire énergétique. Matignon justifiait alors ce changement par la volonté de corriger une « inégalité de traitement » et de mieux valoriser une énergie largement décarbonée. Cette évolution offre un répit à certains bailleurs, dont les biens s’améliorent « sur le papier », leur évitant parfois des travaux coûteux ou leur permettant de continuer à louer, alors que les logements classés G sont interdits depuis 2025. À l’inverse, des associations dénoncent une réforme avant tout politique. David Rodrigues, responsable juridique de la CLCV, évoque un « cadeau aux bailleurs » et s’alarme d’un nouveau changement susceptible d’affaiblir la crédibilité d’un DPE déjà largement remanié. Quelles solutions peuvent être appliquées pour mettre fin aux passoires thermiques ?

    Invités :

    -…

  28. Grève des médecins : les raisons de la colère | Chaque voix compte - 06/01/2026

    7 januari 2026 · 1 uur 5 min

    Afspelen
    À LA UNE / Grève des médecins : les raisons de la colère Lees meer

    Lundi 5 janvier, les médecins de ville, spécialistes libéraux, cliniques privées et jeunes praticiens se sont engagés dans une mobilisation d’ampleur devant durer à minima 10 jours. Plus de 14 500 professionnels se sont déjà déclarés grévistes, selon le syndicat Jeunes Médecins Ile-de-France. Fait rare, toutes les générations de praticiens et syndicats font front commun pour dénoncer diverses mesures du budget de la Sécurité sociale de 2026, adopté le 16 décembre à l’Assemblée nationale. Ce dernier prévoit une limitation de la progression des dépenses d’assurance maladie à 1,6 %, contre 3,4 % en 2025, pour un total de 270,4 milliards d’euros, un niveau jugé insuffisant face à l’augmentation naturelle des besoins de santé, notamment liée au vieillissement de la population. Ces mesures visent à réduire les dépenses dans le champ de la santé de 7,1 milliards d’euros afin de réduire le déficit de la branche maladie à 4,7 milliards d’euros. Parmi les griefs dénoncés par les syndicats : un contrôle accru des prescriptions d’arrêt de travail et des mesures permettant aux autorités de baisser « de façon autoritaire » les tarifs de certains actes et la restriction de la liberté d’installation, objet de textes en cours d’examen au Parlement. Si certaines concessions ont été obtenues depuis l’annonce de la grève le 26 novembre, les organisations professionnelles les jugent insuffisantes. Dans un communiqué commun, syndicats de médecins libéraux, internes et jeunes praticiens dénoncent « une accumulation d’attaques sans précédent » contre la médecine libérale. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, défend pour sa part la nécessité de réguler les dépassements d’honoraires, invoquant le renoncement aux soins pour des raisons financières, tout en affirmant vouloir « renouer le dialogue » et ouvrir un chantier sur les modes de rémunération des médecins. La médecine libérale est-elle en train de basculer dans un bras de fe…

  29. Pas de budget pour Noël ! | Chaque voix compte - 19/12/2025

    19 december 2025 · 1 uur

    Afspelen
    À LA UNE / Pas de budget pour Noël ! Lees meer

    Vendredi 19 décembre, il aura fallu 30 minutes aux sept députés et sept sénateurs réunis dans la commission mixte paritaire (CMP) pour la faire échouer : ils ont renoncé à trouver un accord sur le projet de loi de finances 2026. Avant que les discussions ne reprennent en janvier, le gouvernement présentera donc une loi spéciale que les députés devront voter d’ici le 31 décembre. « Je réunirai à partir de lundi les principaux responsables politiques », a annoncé dans la foulée le Premier ministre Sébastien Lecornu. « Jamais nous ne voterons le projet de loi de finance 2026 », a assuré jeudi 18 décembre à « L’Humanité » Olivier Faure. Le député socialiste ajoutant que « cela n’empêche pas de chercher à négocier ». En parallèle, la colère des agriculteurs perdure. Sur l’autoroute A64 notamment, des éleveurs sont solidement installés : l’axe est fermé dans les deux sens sur environ 180 kilomètres. Si la signature de l’accord UE-Mercosur a été reportée à janvier, Ursula von der Leyen se dit encore confiante sur la suite du traité de libre-échange. Principal opposant, le gouvernement français demande une amélioration des clauses de sauvegarde. « On ne demande plus si l’accord sera signé, mais quand », a tout de même affirmé Sebastian Hille, porte-parole du gouvernement allemand. À Matignon, Sébastien Lecornu recevait vendredi 19 décembre les représentants des principaux syndicats agricoles français. La FNSEA, par la voix de son président Arnaud Rousseau, a signalé que « le sentiment que rien n’avance crée beaucoup de ressentiment », tout en précisant que le chef du gouvernement fournira au premier syndicat agricole de France un « courrier avec l’intégralité des intentions de Matignon ». Selon le baromètre du Cevipof, et pour la première fois depuis l’installation des études d’opinion, la vie politique est devenue en octobre 2025 la principale préoccupation des Français, devant l’inflation ou la justice. Sébastien Lecornu passera-t-il…

  30. Haro sur l’audiovisuel public ? | Chaque voix compte - 18/12/2025

    19 december 2025 · 1 uur 4 min

    Afspelen
    À LA UNE / Haro sur l’audiovisuel public ? Lees meer

    Après Sibyle Veil, présidente de Radio France, mercredi 17 décembre, ce fut au tour des journalistes Patrick Cohen et de Thomas Legrand de répondre aux questions des députés de la commission d’enquête parlementaire sur le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public. Lancée par le groupe UDR d’Eric Ciotti, cette commission remet en question la « neutralité » de l’audiovisuel public français. Dans plusieurs pays européens, les médias publics sont aussi pointés du doigt : mardi 16 décembre, Donald Trump portait plainte contre la BBC, réclamant 10 milliards de dollars de dédommagement, alors que le groupe britannique doit renégocier son contrat de financement avec le gouvernement. En Lituanie, les députés votaient en novembre le gel du budget de la radio-télévision publique. Le gouvernement de Viktor Orban a mis la main sur l’audiovisuel public hongrois pour le transformer en outil de propagande. Quelles sont les menaces qui pèsent sur les médias et la liberté d’informer ?

    Invités :

    - Daniele Zappalà, correspondant en France pour le quotidien italien « Avvenire »

    - Céline Calvez, députée « Ensemble Pour la République » des Hauts-de-Seine

    - Alexis Lévrier, historien des médias

    Chroniques :

    « Le mot du jour » : « isme », le suffixe qui ne sert à rien ? par Mariette Darrigrand

    « Quelle histoire ! » : Oscars, Youtube décroche la Palme par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Mercosur : passera ou passera pas ?

    Jeudi 18 décembre 2025, plusieurs milliers d’agriculteurs se sont rassemblés devant le siège du Parlement européen afin de protester contre la signature annoncée de l’accord du Mercosur. La Commission européenne souhaite même que cet accord facilitant les échanges commerciaux entre le Vieux Continent et l’Amérique du Sud soit signé dès samedi 20 décembre au Brésil. « Pour nous, le refus de cet accord, c’est une question de vie ou de mort », a martelé Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA, princi…

  31. Colis chinois : la passoire française | Chaque voix compte - 17/12/2025

    18 december 2025 · 1 uur 5 min

    Afspelen
    À LA UNE / Colis chinois : la passoire française Lees meer

    Une augmentation sans fin ? Après 170 millions d’articles en 2022, puis 410 millions en 2023, plus de 775 millions d’articles ont transité par les aéroports parisiens en 2024. Le rapport de la mission d’information « sur les contrôles des produits importés en France dans le cadre des politiques de réciprocité » de l’Assemblée nationale pointe cette croissance exponentielle. Selon les rapporteurs, Antoine Vermorel-Marques (DR) et Julien Guibert (RN), les produits vendus en ligne sur les plateformes chinoises en ligne constituent « une concurrence déloyale mettant en danger nos entreprises agricoles et industrielles et portant atteinte à l’environnement, mais aussi à la santé et à la sécurité des consommateurs ». Les élus soulignent les défaillances dans les contrôles. Une enquête de l’UFC-Que choisir a prouvé que 57 % des articles testés sur des sites comme Shein ou Temu ne correspondaient pas aux normes de sécurité des consommateurs. Seulement 82 colis importés sur 1 million seraient réellement contrôlés par les agences douanières. Les députés de la mission d’information plaident alors pour l’envoi d’inspecteurs dans les pays exportateurs, mais aussi de fixer une taxe à 5 euros sur les petits colis importés depuis l’espace extra-européen, et de lancer une campagne de sensibilisation. Comment la France peut-elle gérer cette vague de colis ?

    Invités :

    - Romain Eskenazi, député socialiste du Val-d’Oise

    - Grégory Caret, directeur de l’Observatoire de la consommation de l’UFC-Que Choisir

    - Yann Ambach, administrateur des douanes, chef du bureau de la politique tarifaire et commerciale à la DGDDI

    Chroniques :

    « Les off de Lou » par Lou Fritel

    « Quelle histoire ! » : les loups de la grande distrib’ par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Santé mentale : la grande cause oubliée ?

    « L’action des pouvoirs publics ne semble pas à la hauteur d’une catastrophe annoncée » affirme Sébastien Saint-Pasteur, le rapporteu…

  32. Dermatose : jusqu’où ira la colère agricole ? | Chaque voix compte - 16/12/2025

    17 december 2025 · 1 uur 5 min

    Afspelen
    À LA UNE / Dermatose : jusqu’où ira la colère agricole ? Lees meer

    Vendredi 12 décembre 2025, des agriculteurs syndiqués (FNSEA, Jeunes Agriculteurs, Coordination rurale et Confédération paysanne) ont bloqué l’autoroute A64 sur 180 kilomètres, entre la Haute-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques. Dans leur viseur : la gestion de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). D’abord repérée en 2014 en Europe, la DNC a fait son retour en France en juin 2025, initialement dans l’Est, avant de contaminer des troupeaux dans le Sud-Ouest. Essentiellement transmise par voie vectorielle (mouches, taons, tiques), cette maladie provoque notamment des chutes de lactation, et causerait la mort de 10 % des bêtes contaminées. « Et quand les animaux survivent, ils souffrent énormément », souligne Kristel Gache, directrice du réseau des groupements de défense sanitaire (GDS France). Pour lutter contre la DNC, l’Etat distribue notamment des vaccins, sans les rendre obligatoires pour l’ensemble du cheptel. En cas de contamination d’une bête dans un troupeau, et selon la loi santé animale de 2021, c’est tous les animaux qui doivent être abattus, même les non contaminés : la DNC étant classée au niveau européen en catégorie A, soit une maladie à « éradication immédiate ». La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, était en déplacement en Haute-Garonne, lundi 15 décembre. Elle a notamment maintenu que l’abattement des troupeaux était le seul moyen de lutter efficacement contre la DNC, tout en annonçant l’élargissement du périmètre de la vaccination et la création d’une « cellule de dialogue scientifique ». « Au vu des annonces de la ministre, les blocages ne sont pas près de se lever », a assuré à l’AFP Guillaume Bénézet, secrétaire départemental Haute-Garonne des Jeunes Agriculteurs (JA). Comment l’État peut-il répondre à cette crise sanitaire ?

    Invités :

    - Charlotte Murat, journaliste pour le groupe « Ebra »

    - Jeanne Brugère-Picoux, vétérinaire, professeure honoraire de l'École na…

  33. Quand l’eau ne coule plus de source | Chaque voix compte - 12/12/2025

    12 december 2025 · 1 uur 2 min

    Afspelen
    À LA UNE / Quand l’eau ne coule plus de source Lees meer

    L’eau, pourtant essentielle, pourrait-elle manquer en France dans les prochaines décennies ? Le Haut-Commissariat au Plan tirait l’alarme en janvier 2025 : sans efforts de sobriété, 88 % du territoire français sera en manque d’eau en 2050. Comment évaluer la pureté de l’eau ? Selon la dernière étude de l’ANSES, se basant sur plus de 600 échantillons d’eau, 92 % contiennent des traces d’acide trifluoroacétique (TFA), un polluant éternel nocif pour la santé. En 2019, selon l’étude européenne la plus récente, seuls 43 % des cours d’eau français étaient en bon état écologique (fonction de la santé des écosystèmes), et 44 % en bon état chimique (déterminé en fonction du niveau de pollution de l’eau). Plus encore, près de 9 zones maritimes de l’Union européenne sur 10 sont contaminées par des polluants persistants, dont le mercure. Pourtant, en France, les budgets alloués à l’assainissement des eaux et à la dépollution ont augmenté entre 2000 et 2022, passant de 9 à 16 milliards d’euros. S’ajoutent à cela les conséquences du changement climatique, et de l’action de l’Homme : sur les quinze dernières années, la ressource d’eau disponible a diminué de 14 % en France. Avec une augmentation de 2,7 degrés par rapport à 1900 en 2050, Météo-France table sur une intensification et une multiplication des sécheresses, ainsi qu’une réduction des débits des rivières et de la présence de la neige. En conséquence, la France perdrait en moyenne l’équivalent d’un à deux mois de pluie par an. Comment préserver la qualité de l’eau produite en France ?

    Invités :

    • Jean-Claude Raux, député « écologiste et social » de Loire-Atlantique

    • Alexandre Ouizille, sénateur socialiste de l’Oise

    • Juliette Duquesne, journaliste pour « Carnets d'alerte », autrice de « Autonomes et solidaires pour le vivant » (éditions Le Bord de l'Eau)

    Chronique :

    « La petite histoire dans la grande » par Anna Cabana

    « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotid…

  34. Casse du Louvre : une pyramide de failles | Chaque voix compte - 11/12/2025

    12 december 2025 · 1 uur 5 min

    Afspelen
    À LA UNE / Casse du Louvre : une pyramide de failles Lees meer

    Les sections cultures des syndicats CFDT, CGT et Sud ont déposé un préavis de grève pour le 15 décembre 2025. « Les personnels des musées du Louvre et Eugène Delacroix tiennent à leur établissement et ont le sentiment aujourd’hui d’être le dernier rempart avant l’effondrement », écrivent les syndicats. Le 19 octobre, des bijoux de la Couronne étaient dérobés en plein jour par trois braqueurs pénétrant à travers les fenêtres du musée. En novembre, les salles Campana (abritant une collection de vases grecs) ont été forcées de fermer à cause d’un plancher jugé trop fragile. Le 26 novembre, c’est une fuite d’eau qui touchait plus de 300 périodiques et publications scientifiques à la bibliothèque des Antiquités égyptiennes. Les syndicats dénoncent un « mode de gouvernance confisqué par quelques décideurs et qui étouffe la remontée d’information, empêche la remontée d’information, empêche l’anticipation des risques et place les agents dans des situations intenables ». La commission culture du Sénat se penche sur le dossier de la sécurité du musée le plus visité au monde depuis un mois. L’Assemblée nationale s’apprête à lancer sa propre commission d’enquête sur le sujet. Comment le musée du Louvre peut-il renforcer sa sécurité et éviter de nouveaux braquages ?

    Invités :

    - Didier Rykner, directeur de la rédaction de « La Tribune de l’Art »

    - Alexis Corbière, député « écologiste et social » de Seine-Saint-Denis

    - Alexis Fritche, secrétaire général de la CFDT-Culture

    - En visioconférence : Laurent Lafon, sénateur « union centriste » du Val-de-Marne, Président de la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport

    Chroniques :

    « Le mot du jour » : MUSÉE par Mariette Darrigrand

    « Quelle histoire ! » : Non Mr Trump : l’Europe n’a pas peur ! par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Brandt en liquidation : comment sauver l’industrie française ?

    Jeudi 11 décembre 2025, le tribunal des affai…

  35. Laïcité : que reste-t-il de 1905 ? | Chaque voix compte - 10/12/2025

    11 december 2025 · 1 uur 5 min

    Afspelen
    À LA UNE / Laïcité : que reste-t-il de 1905 ? Lees meer

    À l’initiative du député Aristide Briand, la loi concernant la séparation des Eglises et de l’Etat a été adoptée le 9 décembre 1905, il y a 120 ans. Ce texte fondateur de la laïcité française pose deux principes : la liberté de croire ou de ne pas croire (et de le manifester), ainsi que la neutralité de l’Etat. Initialement, le texte ne mentionnait pas le terme, utilisé depuis 1871 pour désigner la séparation du civil et du religieux, et qui signifiait jusque-là « les gens », en opposition aux clercs et aux nobles. Certaines règles ne concernent cependant pas l’ensemble du territoire français : l’Alsace-Moselle ainsi que la Guyane française, Mayotte, la Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis et Futuna, et la Nouvelle-Calédonie disposent d’une exception. Pour l’historien Jean Baubérot, « il n’existe pas un “modèle français de la laïcité”, mais différentes représentations selon les acteurs sociaux ». « La laïcité n’est ni un outil de confrontation ni un sujet d’opposition : elle est un espace commun, protecteur, où chacun trouve sa place, quelles que soient ses convictions », écrivait la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. « Nous n’avons pas trouvé mieux depuis », estime l’historien Jean Baubérot. Le texte de 1905 est-il toujours adapté à la France de 2025 ?

    Invités :

    - Milan Sen, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès, co-auteur de « Préserver la laïcité » (L’Observatoire)

    - Philippe Portier, politologue, Professeur à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes

    - Paul Cassia, professeur de droit public à l'Université Panthéon-Sorbonne

    Chroniques :

    « Budget : le gouvernement mise sur la défense » par Fanny Guinochet

    « Quelle histoire ! » : « Sarko show : et maintenant, la tournée ! » par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Défense : la France voit-elle trop petit ?

    Toute l’Europe semble se préparer à une éventuelle agression russe. Emmanuel Macron annonçait le 27 novembre 2025 la …

  36. Budget de la Sécurité sociale adopté : qui a voté quoi ? | Chaque voix compte - 09/12/2025

    10 december 2025 · 51 min

    Afspelen
    À LA UNE / Budget de la sécurité sociale adopté : qui a voté quoi ? Lees meer

    Mercredi 9 décembre 2025, les députés devaient se prononcer sur un sujet crucial : le budget de la Sécurité sociale (PLFSS). Celui-ci contient l’application de la suspension de la réforme des retraites promise par Sébastien Lecornu. Jusqu’au bout, l’issue du vote était très incertaine. Avec 247 voix pour et 234 voix contre : le PLFSS a finalement été adopté. Ayant réussi à arracher des concessions au gouvernement, les socialistes ont majoritairement voté en faveur du texte. "Je crois pouvoir dire ce soir que nous avons fait œuvre utile", a déclaré le Président du groupe socialiste, Boris Vallaud, à la sortie de l'hémicycle.

    À quelques exceptions près, les écologistes et Horizons ont préféré s’abstenir. Quelles seront les conséquences pour le gouvernement de Sébastien Lecornu ? Ce vote va-t-il modifier les équilibres et les alliances à l’Assemblée ?

    Invités :

    • John-Christopher Rolland, constitutionnaliste, maitre de conférences à l’université Paris Nanterre

    • Hadrien Brachet, journaliste politique au « Point »

    • Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP

    Les chroniqueurs :

    • Fanny Guinochet, journaliste économique

    • Laurent Guimier, journaliste

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Budget de la Sécurité sociale adopté : et maintenant ?

    Invités :

    • Annie Vidal, députée « Ensemble Pour la République » de Seine-Maritime

    • Gaëtan Dussausaye, député « Rassemblement National » des Vosges

    • Sandrine Runel, députée socialiste du Rhône

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  37. Comment on (re)fait des bébés ? | Chaque voix compte - 05/12/2025

    5 december 2025 · 1 uur 1 min

    Afspelen
    À LA UNE / Comment on (re)fait des bébés ? Lees meer

    L’année 2024 en France fut celle d’une natalité au plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, selon les chiffres de l’Insee. Le solde naturel (soit la différence entre le nombre de naissances et de morts) n’était que de 17 000 personnes. Alors que les françaises ont en moyenne moins de deux enfants dans leur vie, la population n’augmente presque plus. En janvier 2024, Emmanuel Macron appelait à un « réarmement démographique ». Cela n’a pas empêché une baisse supplémentaire de 2,3 % du nombre de naissances sur les 10 premiers mois de 2025 par rapport à 2024. Comment expliquer un tel phénomène ? À l’Assemblée nationale, un groupe parlementaire transpartisan a lancé en juin 2025 une mission d’information sur les causes et les conséquences de la dénatalité. 30 000 français ont alors répondu à une consultation citoyenne sur le sujet. Une étude de l’Ined met en avant le poids des questions économiques, géopolitiques et écologiques sur le renoncement à la parentalité. Plus de 20 % des 20-35 ans « ne se projettent pas du tout dans la parentalité », appuie ainsi Hélène Périvier, présidente du Haut Conseil de la famille. Le Haut-Commissariat à la stratégie et au Plan met lui l’accent sur les conséquences de ce phénomène : baisse d’effectifs dans le système éducatif entraînant notamment des fermetures d'écoles, diminution de la population en âge de travailler et inversion de la pyramide des âges. Pourquoi les Français font-ils de moins en moins d'enfants ?

    Invités :

    • Lisa Belluco, députée « écologiste et social » de la Vienne

    • Marie Lebec, députée « Ensemble Pour la République » des Yvelines

    • Jérémie Patrier-Leitus, député « Horzons et indépendants » du Calvados

    • Nicolas Berrod, journaliste au « Parisien »

    Chronique :

    « La petite histoire dans la grande » par Anna Cabana

    « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe…

  38. Ukraine : un quatrième Noël sous les bombes ? | Chaque voix compte - 04/12/2025

    5 december 2025 · 1 uur 4 min

    Afspelen
    À LA UNE / Ukraine : un quatrième Noël sous les bombes ? Lees meer

    En février 2022, Vladimir Poutine lançait son « opération spéciale » en Ukraine qui s’est transformée en guerre d’usure contre le peuple ukrainien. Le conflit aurait tué ou blessé au moins 1,4 million de soldats, selon le bilan du Center for Strategic and International Studies (CSIS) datant de juin 2025. Depuis le début de l’offensive, l’armée russe a pris le contrôle de 19,3 % du territoire ukrainien, d’après l’AFP. Alors que les combats perdurent sur le front, les rencontres diplomatiques se multiplient. Mardi 2 décembre, une délégation américaine rencontrait Vladimir Poutine à Moscou. Donald Trump assurait alors que le président russe souhaite « mettre fin à la guerre ». Jeudi 4 décembre, c’est au tour du négociateur ukrainien de se rendre aux Etats-Unis pour préparer une potentielle négociation avec les Russes, après une rencontre à Bruxelles. En visite en Chine, Emmanuel Macron compte sur le soutien du président Xi Jinping pour « se joindre à notre appel et à nos efforts pour parvenir dans les meilleurs délais à tout le moins à un cessez-le-feu ». Comment mettre un terme à la guerre en Ukraine ?

    Invités :

    - Anastasia Fomitchova, engagée volontaire en Ukraine, docteure en science politique franco-ukrainienne, autrice de « Volia » (Grasset)

    - Jean-Michel Jacques, député « Ensemble Pour la République » du Morbihan, Président de la commission de la défense nationale et des armées

    - Bénédicte Tassart, rédactrice en chef du service international de RTL

    Chronique :

    « Le mot du jour » : GUERRE par Mariette Darrigrand

    « Quelle Histoire ! » : Louis Sarkozy, le château de mon père par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Qu’attend-on pour interdire le protoxyde d’azote ?

    Une succession de faits divers dramatiques ont fait du protoxyde d’azote la nouvelle cible des législateurs. Normalement utilisé pour des anesthésies locales, en médecine d’urgence, mais aussi comme additif alimentaire (notamment dans …

  39. Sondages : qui influence qui ? | Chaque voix compte - 03/12/2025

    4 december 2025 · 1 uur 4 min

    Afspelen
    À LA UNE / Sondages : qui influence qui ? Lees meer

    À plus d’un an de l’élection présidentielle de 2027, les instituts de sondage testent différents scénarios auprès de quelques milliers de Français. « On fait comme si c’était une prédiction, alors que ce n’est qu’une photographie à un instant donné », souligne le sociologue Hugo Touzet. « Les sondages reflètent ce qui intéresse le média qui le commande », précise-t-il. Ainsi, une enquête de l’IFOP sur les musulmans de France publiée le 18 novembre 2025 a suscité de nombreuses critiques alors qu’un autre sondage de l’institut, commandé par le CEVIPOF, sur l’antisémitisme dans les universités a été refusé par des universitaires, sur fond de contestation de méthodologie et de légitimité. Face aux critiques, le sondage a été retiré. Mais comment sont réalisées ces études ? Un questionnaire posé à quelques milliers de personnes peut-il être généralisé à 68 millions de Français ? Le bureau d’études Compas, et son Centre d’observation de la société, note que l’idée « se heurte aux transformations socio-démographiques ». Outre le quotidien national Ouest-France, rares sont les médias qui refusent les sondages. Pierre Bourdieu, sociologue et philosophe, critiquait en 1986 « un abus de science » et réclamait que « les institutions effectuent des contrôles efficaces ». Réglementés par la loi du 19 juillet 1977, les sondages fabriquent-ils réellement l’opinion ?

    Invités :

    - Amélie Lebreton, Présidente de « Coriolink », experte en communication

    - Mathieu Gallard, directeur d’études chez « Ipsos BVA »

    - Antoine Oberdorff, journaliste politique à « L’Opinion »

    Chroniques :

    « Quelle histoire ! » : « Steve Witkoff et Donald Trump : à la vie, à la mort » par Laurent Guimier

    « La question qui fâche » par Fanny Guinochet

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Les « boomers » doivent-ils passer à la caisse ?

    Dans les 15 prochaines années, les Français les plus âgés vont transmettre plus de 9 000 milliards d’euros de patrimoine à leurs héritiers, sel…

  40. Budget : y a-t-il un chemin ? | Chaque voix compte - 02/12/2025

    3 december 2025 · 1 uur 5 min

    Afspelen
    À LA UNE / Budget : y a-t-il un chemin ? Lees meer

    Il n’y a pas eu d’accord en commission mixte paritaire sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), après le passage au Sénat et le retrait notable de la suspension de la réforme des retraites. Mardi 2 décembre, le texte revient sur les bancs de l’Assemblée nationale pour une seconde lecture, et un vote final prévu le 9 décembre. C’est donc une nouvelle course contre-la-montre qui s’ouvre dans l’hémicycle. Et si l’utilisation potentielle de l’article 49-3 de la Constitution faisait de nouveau du bruit, le Premier ministre a répété, lundi 1er décembre, son engagement à ne pas l’utiliser. Le 2 décembre est aussi la journée choisie par les syndicats pour essayer de se faire entendre, avec 150 rassemblements à travers la France. « Le problème de fond, c’est que plus personne ne comprend rien à ce budget », affirmait Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. En parallèle, Sébastien Lecornu poursuit des consultations, il recevait notamment les écologistes et les socialistes. En sortant de Matignon, Olivier Faure a fait état d’« une approche qui peut permettre d’aboutir à un compromis ». Le budget de la Sécurité sociale pourra-t-il être approuvé par une majorité de députés ?

    Invités :

    •Wally Bordas, journaliste politique au « Figaro »

    •Stéphanie Dépierre, journaliste LCP

    •Thibaud Mulier, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à l'université Paris Nanterre

    Chroniques :

    « Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet

    « Quelle histoire ! » par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il labelliser les médias ?

    Déjà avancée en 2018 par Emmanuel Macron, l’idée de mettre en place un label pour lutter contre la désinformation refait surface. En déplacement à Arras mercredi 26 novembre, le Président de la République saluait l’initiative JTI (Journalism Trust Initiative), label pensé par Reporters Sans Frontières (RSF), et donc « fait par des professionnels » des médias. « Si c’est l’Et…

  41. SOS centres-villes en détresse | Chaque voix compte - 28/11/2025

    28 november 2025 · 1 uur

    Afspelen
    À LA UNE / SOS centres-villes en détresse Lees meer

    Importé des Etats-Unis depuis une dizaine d’années en France, le « Black Friday » qui suit Thanksgiving est synonyme de journée de promotions importantes dans la majorité des commerces. Selon un sondage Toluna Harris Interactive du 23 novembre 2025, 70 % des Français déclaraient souhaiter profiter de cette journée du dernier vendredi de novembre pour effectuer leurs achats de Noël. Ils envisageraient de dépenser en moyenne 345 euros, une somme en augmentation de 8 % par rapport à 2024. Au total, les dépenses mode des Français ont doublé sur les dix dernières années, passant de 192 millions d’euros en 2015 à 419 millions en 2024, selon les chiffres de Numerator. Mais comment cela impacte-t-il les commerçants des centres-villes ? Déjà concurrencés par les sites de e-commerce, Shein et Temu en tête, les boutiques de proximité semblent perdre du terrain : le taux de commerces vacants dans les centres-villes a doublé en quinze ans pour atteindre 14 % en 2024, selon un rapport « sur l’avenir du commerce de proximité » remis au gouvernement au début du mois de novembre. Si le commerce en ligne représentait 65 milliards d'euros en 2015, il générait 175,3 milliards en 2024. La tendance se confirme pour les plateformes internationales, qui représentent aujourd’hui 22 % des colis livrés par La Poste, contre 5 % en 2020. Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte de recul de la consommation des ménages, en baisse de 0,4 % en 2024, et d’une augmentation de la part du revenu disponible épargnée (passée de 14 % en 2019 à 19 % en 2025). Les petits commerces peuvent-ils lutter face à la concurrence des plateformes et des injonctions du "Black Friday" ?

    Invités :

    • Romain Eskenazi, député socialiste du Val-d’Oise

    • Sylvain Berrios, député apparenté « Horizons & indépendants » du Val-de-Marne

    • Grégory Caret, directeur de l’Observatoire de la consommation de l’UFC-Que Choisir

    Chronique :

    « L’expression du jour » : « Black Friday » pa…

  42. Service national : à quoi va-t-il ressembler ? | Chaque voix compte - 27/11/2025

    28 november 2025 · 1 uur 5 min

    Afspelen
    À LA UNE / Service national : à quoi va-t-il ressembler ? Lees meer

    La France doit se préparer « à un choc dans trois, quatre ans, face à la Russie », prévenait le 22 octobre le général Fabien Mandon, chef d’Etat-major des Armées, devant les députés de la commission de la Défense. Jeudi 27 novembre, dans un discours de dix minutes, Emmanuel Macron a annoncé la transformation du service national universel, moins adapté au contexte actuel, en service « purement militaire ». Devant la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne de Varces-Allières-et-Risset, en Isère, le Président de la République a prévenu : « Nous avons besoin d’une mobilisation de la Nation pour se défendre, pour se tenir prête et être respectée » face aux « menaces qui s’accélèrent ». Dès l’été 2026, 3 000 jeunes de 18 à 19 ans seront attendus pour une durée de dix mois, comprenant un mois de formation et neuf de missions dans une unité militaire. Ce dispositif sera rémunéré à hauteur de 800 euros minimum par mois, et les jeunes seront logés, nourris et équipés. Le chef de l’Etat a précisé que le chef d’Etat-major des Armées décidera chaque année du nombre de jeunes affectés, tout en affirmant que « les promotions augmenteront progressivement pour atteindre 10 000 jeunes en 2030 ». Le Président a néanmoins précisé qu’« en cas de crise majeure […] le service national deviendra obligatoire ». La jeunesse française est-elle prête à s’engager dans l’armée ?

    Invités :

    - Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l'ONU

    - Aude-Marie Lalanne Berdouticq, maitresse de conférences en histoire contemporaine à la Sorbonne Université, autrice de « Des hommes pour la guerre » (éditions du CNRS)

    - Christophe Blanchet, député « Les Démocrates » du Calvados

    Les chroniques :

    « Bertrand Périer tranche » : le citoyen soldat, une idée qui ne date pas d’hier par Bertrand Périer

    « La petite histoire dans la grande » : Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin, des amis de 20 ans ! par Anna Cabana

    LA Q…

  43. Poids des normes : un mal français ? | Chaque voix compte - 26/11/2025

    27 november 2025 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    Depuis 2003, l’Etat français a promulgué plus de 1 100 textes de loi, soit environ 50 par an. Malgré l’instabilité politique, l’année 2025 dépasse ce nombre, avec 70 lois promulguées au Journal officiel. Dans le droit législatif, le nombre d’articles codifiés a augmenté de 98 % entre 2003 et 2024. Après François Hollande qui voulait « un choc de simplification », Jacques Chirac qui dénonçait le « trop de lois (qui) tue la loi », ou encore Emmanuel Macron qui évoquait une « maladie législative », le Premier ministre Sébastien Lecornu promettait le 20 novembre devant le Congrès des maires un décret XXL pour supprimer 100 normes « complétement surréalistes ». L’Association des Maires de France affirmait ainsi que les nombreuses normes engendraient chaque année plus de 2,2 milliards de coût supplémentaire pour les collectivités. Annoncé en 2023 par Bruno Le Maire, adopté en première lecture par l’Assemblée nationale en octobre 2024, le projet de loi de simplification de la vie économique est bloqué depuis juin 2025 à l’étape de la commission mixte paritaire. Le coût de cette surcharge normative est évalué à 3% du PIB, soit 84 milliards d’euros. La France peut-elle simplifier et alléger son administration ? Lees meer

    Invités :

    • Denis Raynal, vice-président de l’U2P, Président de l'Union nationale des professions libérales (UNAPL)

    • Christophe Naegelen, député LIOT des Vosges

    • Jérôme Giannesini, avocat en droit fiscal

    Chroniques :

    « Le chiffre du jour » : 84 milliards d’euros, le coût des normes par Fanny Guinochet

    « Quelle histoire ! » : la diplomatie du panda par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Non-mixité : séparer pour protéger ?

    Toutes les 10 minutes, une femme est tuée intentionnellement par un conjoint ou un membre de la famille, selon un rapport de l’ONU publié le 25 novembre 2025 à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. En France, au moins 152 femmes auraient été victimes d’un féminicide en 2025, s…

  44. Méthode Lecornu : un budget à Noël ? | Chaque voix compte - 25/11/2025

    26 november 2025 · 1 uur 4 min

    Afspelen
    À LA UNE / Méthode Lecornu : un budget à Noël ? Lees meer

    Vendredi 21 novembre 2025, un seul et unique député (Harold Huwart pour LIOT) votait en faveur du projet de loi de finances (PLF) : une première dans l’Histoire de la Ve République. Lors d’une allocution surprise le 24 novembre devant Matignon, Sébastien Lecornu a dénoncé le « cynisme de certains partis politiques et de certains candidats à l’élection présidentielle ». Après avoir annoncé des rencontres avec les formations politiques et les partenaires sociaux, le chef du gouvernement a proposé sa solution à un éventuel blocage budgétaire : soumettre aux votes des députés cinq « priorités absolues » (le déficit public, la réforme de l’Etat, l’énergie, l’agriculture et la sécurité intérieure et extérieure). A gauche, Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste, doute du bien-fondé de l’annonce : « On dirait qu’il essaie de reporter la responsabilité de l’échec de sa méthode sur le Parlement ». La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon l’assure pourtant : « il s’agit de pousser la logique du vote autant que possible ». Comment la nouvelle méthode proposée par Sébastien Lecornu pourrait-elle permettre de trouver un accord sur le budget de l’Etat ?

    Invités :

    - Anne-Charlène Bezzina, constitutionnaliste, maitre de conférences à l’université de Rouen, enseignante à Sciences Po

    - François Geerolf, économiste à l’OFCE

    - Corinne Lhaïk, journaliste politique à « L’Opinion »

    Chroniques :

    « Les off de Lou » : Bardella Président… selon les sondages ! par Lou Fritel

    « Quelle histoire ! » : Jean-Louis Borloo, l’éternel revenant par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / La commission d’enquête sur l’audiovisuel public est-elle à charge ?

    Demandée par le groupe UDR d’Éric Ciotti, et validée fin octobre, la commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » commence le mardi 25 novembre 2025. Les travaux, qui devraient s’étendre sur 6 mois, début…

  45. « ELLE » et elles : 80 ans de combats | Chaque voix compte - 21/11/2025

    21 november 2025 · 1 uur 30 min

    Afspelen
    À LA UNE / « ELLE » et elles : 80 ans de combats Lees meer

    Chaque jour, plus de 3 femmes sont victimes de féminicide ou de tentative de féminicide conjugal en France, soit une toutes les 7 heures, d’après les données de la mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof) publiées le 20 novembre 2025. Ce rapport comptabilise 1 283 femmes victimes de violences en 2024, une augmentation de 7 % par rapport à 2023. Bien que le terme féminicide ait été défini par le Journal officiel en 2014, la notion n’est pas encore inscrite dans le Code pénal français. Sur le plan professionnel, les inégalités entre les sexes perdurent. Si le taux d’activité des hommes était supérieur de 29 points à celui des femmes en 1975, la différence est aujourd’hui de 6 points selon les chiffres de l’INSEE. Cependant, elles restent largement sous-représentées aux postes à hautes responsabilités, dans le privé comme dans le public. En politique, les femmes représentent par exemple 42 % des élus municipaux aux dernières élections, mais elles ne dirigent respectivement que 20 % des départements et 21 % des communes. Même constat dans les médias, où, en 2023, 45 % des personnes sur les plateaux télévisés étaient des femmes, mais leur temps de parole était généralement réduit à 30 % du temps d’antenne. À l’occasion du 80e anniversaire du magazine "ELLE" et parce que "Chaque voix compte", LCP consacre une émission spéciale aux combats des femmes en créant un dialogue citoyen. Comment aider concrètement les associations féministes et les femmes à améliorer leur quotidien ?

    Invitées :

    • Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations

    • Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam

    • Anne-Cécile Mailfert, Présidente de la fondation des femmes

    • Alice Augustin, grand reporter au magazine « ELLE »

    Chronique :

    « Le mot du jour » : VIRILE par Mariette Darrigrand, sémiologue

    « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quo…

  46. Budget 2026 : le vote impossible ? | Chaque voix compte - 20/11/2025

    21 november 2025 · 1 uur 6 min

    Afspelen
    À LA UNE / Budget 2026 : le vote impossible ? Lees meer

    Jusqu’au dimanche 23 novembre 2025, minuit : les députés n’auront pas plus de temps pour étudier le projet de loi de finances (PLF), avant que celui-ci ne parte au Sénat. À la demande de la Présidente de l’Assemblée, les élus ont donc accéléré les débats sur les différents amendements. Après la journée du jeudi 20 novembre 2025, il en restait pourtant encore plus de 700 à analyser. Les députés boucleront-ils leur marathon budgétaire à temps pour pouvoir aller jusqu’au vote ? Quoi qu’il en soit, aucun camp ne semble disposé à voter en faveur du texte final. Les membres de l’ex-majorité présidentielle ont ainsi partagé au Premier ministre leur intention de ne pas voter le texte « en raison de l’insincérité de certaines mesures adoptées ». Laurent Wauquiez, président du groupe Droite républicaine, dénonce « toutes les horreurs fiscales » du PLF. Même constat à l’extrême droite, mais aussi à gauche, où insoumis comme socialistes, écologistes et communistes ont annoncé qu’ils voteront contre. « On peut se demander s'il y aura une seule voix pour », s’interrogeait mardi 18 novembre en conférence de presse, le président de la commission des finances, Éric Coquerel. Le budget 2026 est-il complètement voué à l’échec ?

    Invités :

    - John-Chistopher Rolland, constitutionnaliste, maitre de conférences à l’université Paris Nanterre

    - Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP

    - Julie Ruiz, journaliste économique au « Figaro »

    Chroniques :

    « Le détail qui en dit long » : Sébastien Lecornu, un style à part, par Anna Cabana

    « Quelle histoire ! » : Quand la Grande Muette parle, ça fait du bruit par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / La France est-elle prête en cas de guerre ?

    « Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à perdre ses enfants, parce qu'il faut dire les choses, de souffrir économiquement (...), si on n'est pas prêt à ça, alors on est à risque », a déclaré le général Fabien Mandon, chef d’état-major des Armées fra…

  47. Narcotrafic : le point de bascule ? | Chaque voix compte - 19/11/2025

    20 november 2025 · 1 uur 5 min

    Afspelen
    À LA UNE / Narcotrafic : le point de bascule ? Lees meer

    « On ne peut pas tuer tout un peuple », écrivait mercredi 19 novembre sur le réseau social X Amine Kessaci, annonçant une marche blanche samedi 22 novembre à Marseille. Une manifestation en hommage à son petit-frère Mehdi, qui partira du rond-point où il a été assassiné par balles dans l’après-midi du jeudi 13 novembre. Amine Kessaci, militant écologiste de 22 ans, avait déjà perdu son grand frère, brûlé vivant dans sa voiture par des narcotrafiquants de la cité fosséenne en 2020. « Non je ne me tairai pas. Je dirai et répéterai que mon frère Mehdi est mort pour rien. Je dirai la violence du narcotrafic », a-t-il écrit dans une tribune dans « Le Monde ». En fondant son association « Conscience » en 2020, il a fait de la lutte contre le narcotrafic un combat quotidien et un sujet de prévention dans les quartiers Nord de Marseille. Avant de fustiger « les bourgeois des centres-villes qui financent les narcotrafiquants » en Conseil des ministres, Emmanuel Macron a fait part de sa volonté d’appliquer au combat contre les trafiquants « ce qui a été fait, et même réussi, dans la lutte contre le terrorisme ». En 2024, 110 personnes ont perdu la vie en lien à cause du trafic de drogue en France, contre 139 en 2023, selon les chiffres du gouvernement. En 2025, les saisies de cocaïne ont augmenté de 130 % en volume par rapport à 2023, alors que les mises en cause ont augmenté de 6 %. Le trafic générerait un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards d’euros selon l’Office antistupéfiants (Ofast). Attendus jeudi 20 novembre à Marseille avec Gérald Darmanin, Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, a estimé que « les trafiquants, et notamment ceux qui dirigent les mafias marseillaises, sont de plus en plus à cran parce que nous menons des actions qui sont extrêmement efficaces ». L’assassinat de Mehdi Kessaci est-il la preuve que l’Etat français a perdu la main face aux narcotrafiquants ?

    Invités :

    - Étienne Blanc, sénateur « …

  48. Industrie française : comment éviter le naufrage ? | Chaque voix compte - 18/11/2025

    19 november 2025 · 1 uur 5 min

    Afspelen
    À LA UNE / Industrie française : comment éviter le naufrage ? Lees meer

    Un « défi énorme » pèse sur l’industrie française, reconnaissait le ministre de l’Économie et de l’Industrie Roland Lescure. Après le sommet « Choose France », le président Emmanuel Macron s’est félicité pour les 30 milliards investis dans plus de 150 projets d’entreprises françaises sur 12 mois. « Nous avons redonné aux entrepreneurs le goût d’investir en France et ces six dernières années, nous avons été, par ces efforts conjugués, le pays le plus attractif d’Europe », a-t-il clamé dans une vidéo de 7 minutes sur ses réseaux sociaux. Quand le président ajoute que « la France productive est bien là, elle continue de se déployer », la CGT dénonce une « opération de communication visant avant tout à rassurer le Medef ». Le syndicat a recensé près de 450 plans de suppressions d’emplois entre octobre 2023 et octobre 2025, citant notamment le cas de Novasco, aciériste qui a été poussé à licencier plus de 500 personnes sur ses 650 employés par une décision du tribunal de Strasbourg du 17 novembre 2025. Au total, la France aurait perdu 108 sites en 2025, contre 80 ouvertures, selon le décompte de « L’Usine Nouvelle ». Le média note une progression de 50 % du nombre de sites condamnés ou menacés depuis 2024. Comment éviter le naufrage de l’industrie française ?

    Invités :

    - Aurélie Trouvé, députée « la France Insoumise » de Seine-Saint-Denis

    - Vincent Charlet, délégué général de « La fabrique de l’industrie »

    - Olivier Redoules, économiste, directeur des études de Rexecode

    - En visioconférence : Guillaume Gibault, Fondateur et Président du « Slip français »

    Chroniques :

    « Le chiffre du jour » : l’industrie tricolore dans le rouge par Fanny Guinochet

    « Quelle histoire ! » : Epstein, l’affaire qui empoisonne Donald Trump par Laurent Guimier

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Retraités aisés : faut-il les faire payer ?

    Après l’Assemblée nationale, le Sénat s’est saisi de l’examen du projet de loi de financement de …

  49. Écologie : la maison brûle-t-elle ? | Chaque voix compte - 14/11/2025

    14 november 2025 · 1 uur

    Afspelen
    À LA UNE / Écologie : la maison brûle-t-elle ? Lees meer

    Du 10 au 21 novembre 2025, Belém, ville du nord du Brésil, accueille les négociations de la 30e Conférence des Parties (COP30). Dix ans plus tôt, 195 États se mettaient d’accord, à Paris lors de la COP21, pour tout mettre en place pour contenir le réchauffement climatique « bien en dessous de 2°C ». Cet engagement semble désormais inatteignable : selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la planète se réchaufferait de 2,8°C en 2100. « Nous avons échoué à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C », regrettait jeudi 13 novembre Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU. Au Brésil, la coalition d’ONG "Kick Big Polluters Out" déplorait la présence de plus de 1 600 lobbyistes des énergies fossiles, soit 1 participant sur 25, dont Patrick Pouyanné, dirigeant de Total. En France, les chercheurs décrivent un « backlash écologique », un mouvement porté par des groupes d’intérêt économiques puissants et qui se caractérise par la répression et la décrédibilisation des défenseurs de l’environnement. Pourtant, 89 % des Français se disent inquiets face à la hausse des événements climatiques extrêmes, selon un sondage Ipsos pour le Réseau Action Climat. Près de sept Français sur dix estiment ainsi que les mesures politiques ne vont pas assez loin. Selon un sondage du WWF, 71% veulent que leur parti s’engage davantage en faveur de l’écologie, tous bords confondus : chez les écologistes (95%), chez les socialistes (81%), mais aussi au Rassemblement national (63%) ou chez Les Républicains (55%). Comment les députés comptent-ils répondre aux inquiétudes des Français liées au réchauffement climatique ?

    Invités :

    • Sébastien Humbert, député « Rassemblement National » des Vosges

    • Sandrine Le Feur, députée « Ensemble Pour la République » du Finistère

    • Léa Balage El Mariky, députée « écologiste et socialiste » de Paris

    • En visioconférence : Sébastien Thomas, présentateur du « Journal météo climat » sur…

  50. Boualem Sansal libéré : des relations France/Algérie apaisées ? | Chaque voix compte - 13/11/2025

    14 november 2025 · 1 uur 5 min

    Afspelen
    À LA UNE / Boualem Sansal libéré : des relations France/Algérie apaisées ? Lees meer

    Mercredi 12 novembre 2025, l’Algérie a accepté de gracier et de libérer l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, près d’un an après son arrestation à Alger. Le pouvoir algérien qualifiait « d’attentatoires à l’unité nationale » des propos sur l’origine des frontières actuelles de l’Algérie et du Maroc dans le média d’extrême droite « Frontières ». L’écrivain a été condamné à 5 ans de prison ferme et à une amende d’environ 3 300 euros en mars 2025. Peine ensuite confirmée en appel quatre mois plus tard. Lundi 10 novembre 2025, le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, appelait son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, pour lui demander de faire « un geste humanitaire », en raison de sa santé fragilisée par un cancer de la prostate. Dans un communiqué, le gouvernement algérien a répondu favorablement à la demande de grâce poussée par l’Allemagne. Boualem Sansal a alors été hospitalisé à Berlin. Emmanuel Macron a exprimé « sa profonde gratitude » au chef d’Etat allemand, avant de préciser qu’il « reste évidemment disponible pour échanger avec le président Tebboune pour échanger sur l’ensemble des sujets d’intérêt pour nos deux pays ». Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a été invité en Algérie pour reprendre les discussions diplomatiques. Quel sera l’impact de la libération de Boualem Sansal sur l’évolution des relations entre la France et l’Algérie ?

    Invités :

    - Bruno Fuchs, député « Les Démocrates » du Haut-Rhin, Président de la commission des affaires étrangères

    - Noëlle Lenoir, ancienne Ministre des affaires européennes, Présidente du comité de soutien à Boualem Sansal

    - Rachel Binhas, journaliste à « Marianne »

    Les chroniques :

    « Comment l’Allemagne a-t-elle obtenu la libération de Boualem Sansal ? » par Bertrand Périer, avocat

    « La petite histoire dans la grande » : Libération de Boualem Sansal, pourquoi la France a échoué ? par Anna Cabana

    LA QUESTION QUI FÂCHE /…